**Une histoire de fraude et de manipulation** : une aide soignante britannique a été condamnée à six ans de prison pour avoir détourné plus de 350 000 euros de la fortune d’une vieille dame de 89 ans, qu’elle a dépensés en chirurgie esthétique, repas somptueux et objets de luxe, tout en manipulant le système judiciaire pour éviter la justice.
L’essentiel en bref
- Pamela Gwinnett, une aide soignante britannique de 63 ans, a été condamnée à six ans de prison pour avoir détourné plus de 350 000 euros de la fortune d’une vieille dame de 89 ans.
- Elle a dépensé l’argent en chirurgie esthétique, repas somptueux et objets de luxe, tout en isolant la victime de son entourage.
- La famille de la victime dénonce le laxisme des autorités britanniques, qui n’ont pas pu empêcher la fuite de l’aide soignante.
- Les autorités britanniques collaborent avec l’Espagne pour obtenir l’extradition de Pamela Gwinnett, qui vit actuellement à Tenerife.
La manipulation de la victime
Pamela Gwinnett a commencé à travailler comme aide soignante pour Joan Green, une comptable retraitée de 89 ans, pendant la pandémie de Covid-19. Elle a rapidement pris le contrôle de la vie de la vieille dame, l’isolant de son entourage et prenant possession de ses finances. Elle a fait changer le numéro de téléphone de Joan Green, a cadenassé son portail et a ordonné aux soignants d’empêcher la famille d’entrer au domicile.
Les dépenses somptueuses
Avec l’argent de Joan Green, Pamela Gwinnett a dépensé plus de 350 000 euros en chirurgie esthétique, repas somptueux et objets de luxe. Elle a également acheté une voiture à 22 500 livres sterling et a remboursé des dettes immobilières. Le juge Michael Maher a fustigé son comportement, l’accusant d’avoir traité Joan Green comme une « vache à lait à traire ».

La fuite et la cavale judiciaire
En avril 2025, Pamela Gwinnett a quitté le Royaume-Uni quelques heures après la publication d’un avis de mise en liberté sous caution l’obligeant à remettre son passeport. Elle n’est jamais rentrée au Royaume-Uni depuis et vit actuellement à Tenerife, en attendant une possible extradition. La famille de Joan Green dénonce le laxisme des autorités britanniques, qui n’ont pas pu empêcher la fuite de l’aide soignante.
« Je n’avais pas sa carte bancaire, c’était sa famille qui l’avait, se défend Pamela Gwinnett. Ils ont fait de moi un bouc émissaire. »
La réaction de la famille de la victime
La famille de Joan Green est indignée par l’affaire et dénonce le comportement de Pamela Gwinnett. « Elle est maléfique, mais très intelligente », expose David Bolton, le petit-fils de la victime. Les habitants de la résidence de Pamela Gwinnett à Tenerife ont également placardé des affiches réclamant « justice pour Joan Green ».
Le mois dernier, le tribunal de Preston a ordonné la confiscation d’avoirs à hauteur de 350 000 livres sterling. Si Pamela Gwinnett ne rembourse pas cette somme sous trois mois, sa peine initiale sera assortie de trois ans et demi de prison supplémentaires. Les autorités britanniques collaborent avec l’Espagne pour obtenir son extradition. Vous pouvez en savoir plus sur les dernières actualités judiciaires sur notre site.
Il est clair que cette affaire met en lumière les failles du système judiciaire et la nécessité d’une coopération internationale pour lutter contre la fraude et la manipulation. La famille de Joan Green attend avec impatience que justice soit rendue et que Pamela Gwinnett soit tenue responsable de ses actes.